La santé, l’économie et la formation professionnelle sont au cœur des trois accords annoncés dans le cadre du déplacement de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à Moscou. Arrivé en Russie le mardi 27 octobre 2026, le président congolais participe au troisième Sommet Russie–Afrique, organisé les 28 et 29 octobre. Pour la République démocratique du Congo (RDC), l’intérêt de cette rencontre se mesurera aussi à ses retombées au-delà des échanges diplomatiques.
Le volet sanitaire figure parmi les priorités de cette coopération. Il s’accompagne d’un deuxième axe consacré aux échanges économiques, commerciaux, scientifiques et techniques. Ces domaines ouvrent un cadre de collaboration entre Kinshasa et Moscou, dans un contexte où la RDC poursuit la diversification de ses partenariats internationaux.
La formation professionnelle des jeunes Congolais constitue le troisième axe annoncé, à travers le programme Alabuga Start. Ce volet place la jeunesse au centre des échanges bilatéraux et donne à cette coopération une dimension liée au développement des compétences. Les modalités du programme permettront d’en préciser les possibilités pour les candidats congolais.
Au-delà de ces engagements sectoriels, le sommet offre également un cadre aux échanges politiques entre les deux pays. Un entretien entre Félix Tshisekedi et le président russe, Vladimir Poutine, figure au programme du séjour. Le chef de l’État congolais doit aussi recevoir un titre de docteur honoris causa de l’Université russe de l’Amitié des Peuples (RUDN), également connue sous le nom d’Université Patrice-Lumumba.
La portée de ce rapprochement se jouera dans la concrétisation des engagements annoncés. Dans la santé, les échanges économiques et la formation, les dispositions des accords et leur mise en œuvre permettront d’en mesurer les effets pour la RDC et sa population.
Solben M


