More
    AccueilPolitiqueRDC : six ans après son dépôt, la loi contre le tribalisme...

    RDC : six ans après son dépôt, la loi contre le tribalisme toujours dans les tiroirs de l’Assemblée nationale

    Déposée en septembre 2020 par le député Garry Sakata, la proposition de loi visant à réprimer le tribalisme et la xénophobie n’a toujours pas été examinée en plénière. Un retard qui interroge, alors que les discours identitaires continuent de fragiliser la cohésion nationale.
    Six ans après son dépôt, la proposition de loi contre le tribalisme et la xénophobie attend toujours son premier débat en plénière à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC). Son initiateur, le député national Garry Sakata, a de nouveau dénoncé, mardi 3 novembre, l’immobilisme parlementaire autour de ce texte présenté comme un instrument de lutte contre les discriminations.
    Déposée le 16 septembre 2020, cette initiative législative ambitionne de moderniser l’ordonnance-loi de 1966 réprimant le racisme, le tribalisme et la xénophobie. Malgré son inscription répétée à l’ordre du jour des différentes sessions parlementaires, sous quatre présidences successives de l’Assemblée nationale, elle n’a jamais franchi le cap de l’examen en plénière.
    Soutenue notamment par le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme et la MONUSCO, la proposition prévoit des mécanismes de prévention et de répression, ainsi que la création d’un organisme spécialisé chargé de surveiller les manifestations du tribalisme.
    Pour Garry Sakata, cette réforme répond à une nécessité nationale, dans un pays où les discours à caractère identitaire sont régulièrement instrumentalisés dans les affrontements politiques et sociaux.
    Interrogé sur les raisons de ce blocage lors d’un Space Live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, l’élu a reconnu ne pas en connaître les véritables motifs : « C’est la question que je me pose autant que vous. »
    En mars 2025, le président de l’Assemblée nationale avait pourtant appelé à accorder une attention particulière à cette initiative.
    Entre les appels à l’unité nationale et la persistance des discours de division, le sort de cette proposition de loi soulève une question de fond : quelle place le Parlement entend-il accorder à la lutte contre les discriminations dans la consolidation de la cohésion nationale ?

    Rabbi Moke

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Must Read

    spot_img