Les concentrations de gaz à effet de serre continuent de grimper dans l’atmosphère. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), le taux moyen de dioxyde de carbone (CO₂) a atteint 426,8 parties par million en 2025, soit 153 % de son niveau préindustriel. Le méthane et le protoxyde d’azote ont également enregistré des niveaux inédits, accentuant les inquiétudes sur l’évolution du réchauffement climatique.
Dans un rapport distinct, l’ONG Oxfam met en lumière les profondes inégalités face à la crise climatique. Selon ses estimations, les 0,1 % les plus riches de la planète émettent davantage de CO₂ que les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres réunies. L’organisation souligne également les conséquences humaines des émissions excessives, notamment l’augmentation des décès liés aux chaleurs extrêmes.
À l’approche de la COP31, prévue en Turquie, ces constats relancent le débat sur la responsabilité des grands pollueurs et le financement de l’adaptation climatique dans les pays du Sud. La réduction des émissions et la justice climatique s’imposent ainsi parmi les principaux enjeux des prochaines négociations internationales.
Rabbi Moke Malembe


