Transmis en seconde lecture, le projet de loi de programmation militaire 2027-2030 a été confié à la commission Défense et sécurité du Sénat pour un examen approfondi, avant l’ouverture du débat général.
Le Sénat a renvoyé, vendredi 6 novembre, le projet de loi de programmation militaire à sa commission Défense et sécurité pour un examen approfondi. La décision, proposée par le président de la chambre haute, Jean-Michel Sama Lukonde, a été adoptée à l’unanimité lors de la plénière tenue dans la salle du Congrès du Palais du peuple.
Ce renvoi intervient avant l’ouverture du débat général sur un texte déjà examiné en première lecture par l’Assemblée nationale. Il doit permettre aux sénateurs d’approfondir les dispositions relatives au financement, à l’équipement et à la modernisation des Forces armées de la RDC (FARDC).
Présenté à l’Assemblée nationale en juillet dernier par le ministre de Tutelle, Guy Kabombo, le texte vise à sanctuariser le budget de l’État consacré à la défense. Son objectif est de planifier l’équipement, la modernisation et la montée en puissance des FARDC, afin de mettre fin à l’improvisation budgétaire et de donner un cadre légal à l’effort de guerre.
La loi place l’homme au centre du dispositif de défense nationale. Elle conditionne ainsi les autres volets de la programmation : instruction, formation et recherche militaires ; équipements et matériels ; modernisation des infrastructures ; entraînement, opérations et renseignement ; ainsi que développement de l’industrie de défense.
Après l’examen en commission, le texte devrait revenir en séance plénière pour le débat général et l’examen des amendements. L’enjeu est de doter la RDC d’un cadre pluriannuel cohérent pour renforcer ses capacités militaires, dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible à l’Est du pays.
RM. Malembe


