La République démocratique du Congo veut franchir un nouveau cap dans la valorisation de ses richesses minières. Vendredi 6 novembre 2026, au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a procédé au lancement officiel du projet « 𝐌𝐢𝐧é𝐫𝐚𝐮𝐱 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐬 à 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 é𝐧𝐞𝐫𝐠é𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐧 𝐑𝐃𝐂 : é𝐯𝐚𝐥𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐚𝐩𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐫é𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 ».
Financée par le gouvernement japonais et mise en œuvre avec l’accompagnement technique de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), cette initiative vise à identifier les produits que la RDC pourrait fabriquer à partir de ses ressources minières, notamment le cuivre, le cobalt et le lithium. Les travaux préparatoires ont déjà permis d’identifier environ 376 produits présentant un potentiel de diversification économique.
Sur une période de 12 mois, le projet devra analyser les capacités productives du pays, consulter les entreprises congolaises et proposer des mesures pour attirer les investissements, développer les industries locales, renforcer les compétences et créer des emplois. Les résultats attendus doivent également permettre d’orienter les politiques publiques vers des secteurs à forte valeur ajoutée.
Cette initiative s’inscrit dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui entend faire des ressources naturelles congolaises un véritable levier de développement industriel et de prospérité nationale. Elle traduit également les efforts diplomatiques engagés auprès des partenaires internationaux pour mobiliser l’expertise et les financements nécessaires à cette transformation.
L’enjeu est désormais de passer de l’exportation des matières premières à la production locale de biens à plus forte valeur ajoutée. Comme l’a rappelé Julien Paluku : « 𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐚𝐠𝐧𝐨𝐬𝐭𝐢𝐜𝐬 𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐮𝐬𝐢𝐧𝐞𝐬 ». Le défi sera donc de transformer les résultats de cette étude en investissements, en industries et en emplois au bénéfice des Congolais.
Ken.M


