Le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a supervisé lundi 2 novembre 2026 la réinstallation des exploitants artisanaux de la coopérative Comikan sur le site minier de Mulondo, dans le territoire de Mutshatsha, à environ 42 kilomètres au sud-est de Kolwezi. Cette intervention met fin à plus d’une année d’arrêt des activités artisanales et ouvre la voie à une cohabitation organisée avec l’opérateur industriel Pajeclem.
Après l’arrivée de Pajeclem, propriétaire du site précédemment exploité par Chemaf, les creuseurs de Comikan avaient été contraints de quitter les lieux. À l’issue des négociations, la société a accepté de céder deux carrés miniers à la coopérative, permettant la reprise des activités dans un espace délimité.
Sur place, accompagné du ministre provincial des Mines et de la commission interservices chargée de l’assainissement du secteur, Louis Watum Kabamba a inspecté le site, échangé avec les parties et appelé chacun au respect des engagements, de la discipline et de la réglementation minière. Le gouvernement présente cette solution comme un modèle de cohabitation entre exploitation artisanale et exploitation industrielle, fondé sur la reconnaissance des droits et des obligations de chaque acteur.
Pour les exploitants de Comikan, cette réinstallation représente un retour à des moyens de subsistance dans un cadre mieux structuré. Pour l’État, elle illustre une approche de l’assainissement minier qui associe le contrôle réglementaire à des solutions négociées, durables et propres à prévenir les conflits d’occupation.
Le directeur général de Comikan a exprimé sa reconnaissance aux autorités nationales et provinciales ayant contribué au dénouement du dossier, tout en invitant les creuseurs à bannir les pratiques contraires à l’éthique. À Mulondo, Kinshasa entend démontrer que l’artisanat minier et l’industrie peuvent coexister dans un cadre légal, au bénéfice de l’économie nationale et des communautés locales.
RM. Malembe


