Face à la surpopulation carcérale en République démocratique du Congo (RDC), le ministre d’État à la justice, Guillaume Ngefa, a annoncé jeudi une série de mesures d’urgence, dont la suspension des nouvelles admissions à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, jusqu’à l’amélioration des conditions de détention.
Conçu pour accueillir 2 500 personnes, cet établissement en héberge actuellement près de 16 000. À l’échelle nationale, les prisons congolaises comptent 52 095 détenus, dont seulement 5 683 condamnés. La majorité sont des prévenus en attente de l’issue de leur procédure judiciaire.
Parmi les mesures annoncées figurent l’identification des détenus malades en vue d’éventuelles libérations pour raisons humanitaires, ainsi que l’accélération des procédures de mise en liberté provisoire. Le ministre a également dénoncé des conditions de détention marquées par la promiscuité, l’insuffisance alimentaire et la propagation de maladies.
Au-delà de ces mesures immédiates, Guillaume Ngefa a plaidé pour une réforme du système pénitentiaire, notamment par un recours accru aux peines alternatives pour les infractions de faible gravité. Il a également évoqué des programmes de rééducation et de formation professionnelle destinés à faciliter la réinsertion des détenus.
Ces annonces interviennent alors que la surpopulation carcérale et la dégradation des infrastructures pénitentiaires constituent des défis majeurs pour le système judiciaire congolais.
PKN



