Malgré les travaux routiers engagés par l’exécutif provincial et les opérations de curage des caniveaux, plusieurs quartiers de la capitale congolaise restent vulnérables aux inondations. Les pluies du vendredi 9 octobre, qui ont touché notamment Ndanu et Gizenga, dans la commune de Limete, rappellent l’ampleur des défis liés à l’assainissement et à l’entretien des infrastructures urbaines.
À Kinshasa, le retour des pluies ravive les inquiétudes des habitants. Routes dégradées, caniveaux obstrués, parcelles envahies par les eaux et circulation perturbée : les difficultés réapparaissent dans plusieurs quartiers de la capitale dès les premières fortes précipitations. Vendredi 9 octobre, les quartiers Ndanu et Gizenga, dans la commune de Limete, ont de nouveau été confrontés à des inondations, avec des avenues et des parcelles envahies par les eaux.
Ces scènes récurrentes posent une question centrale : les efforts entrepris pour assainir la ville et améliorer les infrastructures sont-ils suffisants pour réduire durablement les conséquences des pluies ?
Des travaux routiers face aux réalités du terrain
Sur le front des infrastructures, l’exécutif provincial met en avant les avancées du programme « Kinshasa Ezo Bonga ». Le 1er octobre 2026, le gouverneur Daniel Bumba a annoncé la livraison de plus de 160 kilomètres de routes, tandis que plus de 600 kilomètres étaient encore en cours d’exécution, selon les chiffres communiqués par les autorités provinciales.
Ces travaux constituent un volet important de la politique d’amélioration de la voirie urbaine. Dans une agglomération confrontée à une croissance démographique soutenue et à une pression croissante sur ses infrastructures, la réhabilitation des routes représente un enjeu majeur pour la mobilité des habitants et le fonctionnement des activités économiques.
Mais les inondations observées dans certains quartiers rappellent que l’amélioration de la voirie ne suffit pas, à elle seule, à protéger la ville contre les effets des précipitations.
La résistance des infrastructures dépend également de la qualité du drainage, de l’entretien des ouvrages d’évacuation des eaux et de leur adaptation aux réalités de chaque quartier. Sans une approche intégrée, les travaux réalisés sur les routes risquent de ne pas produire tous les effets attendus en matière de mobilité et de prévention des inondations.
Le curage des caniveaux, un chantier permanent
En parallèle des travaux routiers, les autorités ont engagé des opérations d’assainissement à travers différents mécanismes, notamment la Task Force présidentielle chargée de coordonner certaines interventions.
Les actions menées portent entre autres sur le curage des caniveaux et le nettoyage des rivières encombrées par les déchets. Selon un bilan publié au début du mois d’octobre, 70 % des caniveaux ciblés par les interventions du Service national auraient été curés en deux mois.
Ce résultat témoigne de l’ampleur des opérations engagées. Il soulève toutefois une autre question : celle de leur continuité.
Solben.M



