Le gouvernement congolais appelle au respect des garanties judiciaires dans l’affaire des perquisitions menées en Belgique et impliquant des ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC). Kinshasa dit s’inquiéter des conditions dans lesquelles ces opérations ont été conduites, ainsi que de leur forte médiatisation.
« Une plainte ne constitue pas une preuve de culpabilité », a rappelé jeudi le ministre d’État à la justice, Guillaume Ngefa, lors d’un briefing de presse organisé avec le ministre de la communication et des médias, Patrick Muyaya. Il a insisté sur le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et du droit à un procès équitable.
Le ministre a également déploré les fuites d’informations dans les médias avant que la justice ne se prononce sur le fond du dossier. Sans remettre en cause l’indépendance de la justice belge, Kinshasa affirme avoir échangé avec les autorités belges sur ses préoccupations, tout en privilégiant les voies judiciaires et diplomatiques.
Le gouvernement congolais assure enfin vouloir veiller à la protection des droits de ses ressortissants tout au long de la procédure, à l’abri des pressions politiques et médiatiques.
PKN



