L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, samedi 17 octobre, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Une décision qui intervient dans un contexte diplomatique défavorable, après un vote informel du Conseil de sécurité.
La course à la succession d’Antonio Guterres connaît un nouveau tournant. Macky Sall, qui ambitionnait de prendre la tête de l’ONU, a finalement choisi de se retirer, invoquant la nécessité de préserver le consensus entre les États membres.
Ce désistement intervient alors que les premières indications issues du Conseil de sécurité semblent favoriser une candidature d’Amérique latine et des Caraïbes, avec une préférence possible pour une femme.
Malgré des soutiens politiques, notamment ceux des présidents burundais Évariste Ndayishimiye et sénégalais Bassirou Diomaye Faye, l’ancien chef de l’État sénégalais n’a pas réussi à imposer sa candidature dans cette étape décisive du processus.
En privilégiant le consensus, Macky Sall entend préserver son image d’acteur engagé en faveur du multilatéralisme. Son retrait ouvre désormais la voie à une recomposition des candidatures, dans une compétition où l’équilibre géographique, le genre et les rapports de force diplomatiques pèseront lourd.
Au-delà du retrait d’un candidat, cet épisode rappelle une réalité de la diplomatie onusienne : pour diriger les Nations unies, l’ambition personnelle ne suffit pas ; elle doit aussi s’accorder avec les équilibres du monde.
Rabbi Moke Malembe



